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  • Photo du rédacteurMatthieu Herrlich

Mur de dettes insoutenables, effondrement du système bancaire. Faut-il vraiment craindre le pire ?

Dernière mise à jour : 28 janv. 2021

Spoiler alerte ceci est un article positif !


Les inquiétudes sont nombreuses et légitimes. L’incertitude dans laquelle nous plonge la crise sanitaire du Coronavirus et la réponse par l’arrêt brutal et improvisé de nos économies, font craindre un effondrement de notre système.

C’est du moins le scénario que décrivent de plus en plus d’articles de blog, de vidéos privées de spécialistes sur leurs chaines Youtube et de conversations entre épargnants inquiets. A cela il faut ajouter les contribuables qui sont convaincus que l’Etat viendra ponctionner les comptes bancaires au-delà d’un certains montants…


Dans cet article nous proposons de revenir aux fondamentaux et de voir le verre à moitié plein.


Un mur de dettes ?


1. La banque centrale est l’institution européenne la plus puissante. Basée à Francfort, elle est chargée de gérer la monnaie unique et met en œuvre la politique monétaire par l’ajustement des taux d’intérêt. Dès le premier confinement, la BCE a contribué à fournir en liquidité (argent) les acteurs du marché (banques, Etats et entreprises) pour maintenir leurs activités souvent financées à crédit. La BCE a réagi en 4 jours pour mettre en place une réponse adéquate au mois de mars. Il avait fallu 4 ans après la crise des « subprimes ». La BCE émet la monnaie, cette dette peut être qualifiée de perpétuelle.


==> Les acteurs concernés la remboursent et la BCE peut émettre une nouvelle dette pour financer l’ancienne avec des taux toujours plus bas. Avec des taux négatifs, celui qui emprunte rembourse moins que le montant emprunté.


2. Les Etats européens ont prévu un budget colossal de 750Mds d’€ pour faire face à la crise du Coronavirus, assorti d’un budget de 1000 Mds sur la période 2021 – 2027. C’est la commission européenne qui est en charge de lever cette dette et de surveiller son affectation. Là encore, le remboursement s’effectuera par les Etats mais cette fois-ci, avec la force de l’union.


==> A ce stade il faut réaliser que sans l’union européenne, aucune coordination, ni moyen de cet ampleur aurait pu se mettre en place. Les euros sceptiques ont (un temps) disparu du débat public.


3. La dette de la France. Dans cette période la dette française s’envole. Sécurité sociale, assurance chômage, mesures de soutien à l’économie. Le pari est d’estimer que sans ces mesures, la situation serait plus grave et les conditions de la reprise rapide impossible. Cette dette est nécessaire et l’Etat français est celui qui protège le plus au Monde. La dette devra être remboursée. L’actuel gouvernement fait le pari d’un retour fort de la croissance. Les reformes devront se poursuivre pour réaliser des économies.


==> Évidemment qu’un recours à la fiscalité sera nécessaire pour combler une partie de la dette. Rappelons que le gouvernement s’est engagé à ne pas créer de nouveaux impôts sans en supprimer. Nous sommes donc convaincus que les entreprises, l’industrie de la technologie et les ménages aisés seront appelés à contribuer à la charge.

En revanche nous n’imaginons pas possible dans la France des gilets jaune, une ponction sur les comptes bancaires, ni une confiscation de biens de la part de l’Etat.


Que se passerait-il en cas de faillites de votre banque ou de votre compagnie d’assurance ?


Le cas de la faillite est prévu par notre système qui s’est organisé pour couvrir les avoirs des épargnants. Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution, (FGDR) est l’opérateur de crise du secteur bancaire et financier. Il protège les avoirs des clients et les indemnise en cas de défaillance de leur établissement.

Le FGDR gère 3 mécanismes : garantie des dépôts, garantie des titres et garantie des cautions. Il intervient en cas de défaillance d’un établissement, en prévention ou en indemnisation des clients.


Le FGDR garanti en 7 jours, 100 000 € par client, par établissements pour le total de vos comptes bancaires, des livrets et des plans d’épargne.


Mais en vrai ?


Il est d’abord essentiel de préciser que la situation des banques et des compagnies d’assurance aujourd’hui n’a rien à voir avec celle de 2008. Les efforts demandés en matière de réglementation rendent les banques européennes parmi les plus saines au niveau international, d’ailleurs cela réduit un peu leur compétitivité…Enfin nos banques nationales ont su s’adapter au contexte de taux bas, à la baisse des marges et réalisent de bons résultats par la diversification progressive de leurs activités.


La résistance des résultats des grandes banques françaises (BNP, Société Générale et Crédit Agricole) courant 2020, en pleine pandémie, constitue un premier "stress test". Leur résistance à la vague de faillites potentielles au 1er semestre 2021 qui reste à confirmer, serait un 2nd "stress test" concluant qui pourrait définitivement mettre un terme aux inquiétudes récurrentes liées à la purge de 2008 .


Si faillite il devait y avoir, il faudrait distinguer la nature de celle-ci pour envisager ce qu’il adviendrait. Une malversation, un détournement de fonds condamnerait certainement les épargnants de l'établissement en question à recourir au fonds de garanti et à mener des actions en justice.

En revanche, une faillite « économique » d’un acteur majeur européen entrainerait immédiatement un risque systémique, c’est-à-dire un « effet boule de neige ». L’Etat concerné lancerait alors sans doute une nationalisation comme cela s’est déjà vu (Northern Rock en Ecosse) quand ce ne sont pas les concurrents qui proposeraient une reprise des activités, en bloc ou à la découpe (Fortis en 2008). En dernier ressort, la Commission Européenne et/ou la Banque Centrale interviendraient pour prévenir d’un éventuel chaos.


Qu’en est-il des compagnies d’assurance ?


En cas de défaillance d’une société d’assurances de personnes, le Fonds de garantie a pour objet de préserver les droits des assurés, des souscripteurs, des adhérents et des bénéficiaires de leurs contrats d’assurance vie. Le montant des capitaux assurés est de 70 000 € par souscripteurs, quelque soit le nombre de contrats d’assurance et des compagnies dont il dispose, contrairement au FGDR.


Faut-il s’inquiéter ?


Là encore les compagnies d’assurance bénéficieraient du soutien des institutions en cas de difficulté. Elles sont détentrices en France de la dette obligataire. Le risque principal est une remontée brutale des taux d’intérêts qui produirait un double effet dangereux. Pour protéger les épargnants, l’Etat a confirmé le dispositif de clause de sauvegarde plus connu sous le nom de Loi Sapin II. En cas d’activation ce dispositif permet de bloquer les fonds. Il s’agit d’une mesure prudentielle souvent incomprise et présentée comme une menace. La question est de savoir : faut-il à tout prix et à tout moment disposer de son épargne, quitte à voir sa valeur réduite à néant, ou peut-on accepter un blocage des fonds durant 3 mois reconductible une fois seulement mais préserver son patrimoine ?


Une fiscalité confiscatoire ?


L’épisode de l’État de Chypre en 2013 contribue à alimenter la rumeur d’un prélèvement confiscatoire des dépôts bancaires par l’Etat pour compenser la dette colossale. Le cas de Chypre est particulier et nous serions heureux de vous préciser les contours d’un tel sauvetage et pourquoi cela ne se produirait pas en France. Pour atténuer l’idée d’un prélèvement arbitraire, nous nous contenterons de rappeler l’histoire de France, l’épisode plus récent des gilets jaune et enfin la santé de nos grandes entreprises malgré la crise, qui écartent pour un long moment un tel scénario.


Agiter ces scénarios conduit donc à faire peur et à proposer des solutions alternatives aux investisseurs...pas toujours avisées. La peur est mauvaise conseillère même s'il faut rester vigilant.


La mise en place d’une épargne de droit luxembourgeois fait partie des bonnes solutions. Chez AJC Patrimoine, les avoirs de nos clients sont diversifiés auprès de grands établissements français et européen, il s’agit de Generali, de BNP Paribas et de Crédit-Agricole. Nous proposons également une compagnie d’assurance fondée en Suisse il y a plus d'un siècle, proposant un contrat d’épargne de droit luxembourgeois : La Bâloise.


Ne pas mettre ses œufs dans le même panier, s’informer, agir et enfin mesurer à chaque instant les conséquences de ses choix de placements sont des principes simples à appliquer et que nous sommes prêts à accompagner à tout moment.


Vos projets ont besoin des meilleurs conseils !


Pour AJC Patrimoine

Matthieu Herrlich


*de nombreuses références et affirmations contenues dans cet article n'attendent que d'être approfondies alors n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

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