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  • Photo du rédacteurMatthieu Herrlich

Commentaires sur le conflit Ukraine Russie

La nature du conflit en cours bouleverse les équilibres mondiaux par sa nature et sa violence, par sa soudaineté et son imprévisibilité et enfin dans ses conséquences encore difficiles à évaluer.


Dans ce contexte, nous souhaitons vous apporter quelques éclairages pour votre épargne, avec humilité et compassion pour les populations en danger.


Avant le conflit…


Après une année 2021 de reprise économique record au niveau mondial et sur les marchés financiers, l’année 2022 commence par le constat d’une accélération de l’inflation et les doutes sur la capacité des banques centrales à la juguler.


Pour rappel, la hausse généralisée des prix est un bon signal pour l’économie car synonyme de croissance, mais c’est un mauvais signal pour les particuliers lorsqu’elle grignote peu à peu l’épargne en réserve et modifie les habitudes de consommation.


Le niveau de l’inflation en France (en rythme annuel) se situe à 3% (6% en Europe / 9% aux États-Unis). Ce chiffre est à comparer au rendement du livret A qui passe de 0,5% à 1% ou celui du rendement net des fonds en euros garantis des assurance-vie, dont la moyenne en 2022 se situe à 1,40%.


Cette anticipation de l’inflation a entrainé le décrochage des marchés financiers, américains d’abord, avec le recul des valeurs technologiques, gourmandes en prêts pour se développer. Si le coût de l’argent augmente, ces entreprises en pâtissent !


Les fonds thématiques que nous conseillons depuis une décennie ont donc chuté assez nettement entre le 7 Janvier et le 24 Février : Pictet Global, Pictet Digital, Biotech, Pictet Water. Les fonds de Natixis Thematics et Mirova également.

Toutefois, la diversification des allocations permet comme à chaque évènement de réduire le risque et la baisse de vos épargnes.


Pendant le conflit…


Le 24 février, l’annexion de l’Ukraine par les chars russes a entrainé une forte chute des places boursières. Les sanctions prises très rapidement à l’encontre du gouvernement et de l’économie russe entrainent une explosion du prix des matières premières.


La décision de Vladimir Poutine et la rapidité comme le niveau des sanction décidées par les Occidentaux sont autant de surprises ayant entrainés la forte baisse des marchés financiers.


Les sanctions prises se retournent contre les nations européennes très dépendantes du gaz et du pétrole russe.


L’augmentation brutale du coût de toutes les matières premières et agricoles entrainent un choc qui renforcera le niveau déjà élevé de l’inflation. Bruno Lemaire a évoqué un choc comparable au choc pétrolier de 1973.


Il faut bien comprendre que cette rhétorique n’est pas fortuite et qu’il faut s’attendre à une aggravation des conditions d’approvisionnement et des coûts si le conflit n’est pas très rapidement stoppé et les sanctions levées.


Premiers constats du conflit en cours


L’énumération de ces faits nous amène aux constats suivants :


  • L’Europe subit le plus les effets de cette crise.

  • Le marché des actions américaines, notamment celles délaissées en début d’année, résistent bien mieux que les actions européennes et actions émergentes dans ce contexte.

  • La forte baisse des marchés annule de près de 2/3 (deux tiers) les gains réalisés en 2021 selon les places financières. Cette correction semble excessive et permettrait de prendre date en réinvestissant progressivement.

  • Il est possible d’investir dès à présent, à condition de le faire avec un plan d’investissement prudent à long terme tant que la visibilité sur l’avenir de ce conflit est nulle.

  • Le choc sur les matières premières et un embargo plus sévère sur le gaz et le pétrole russe auront un impact récessif c’est-à-dire qu’après 2 ans de pandémie, nous retournerions en crise économique majeure.

  • C’est exactement le prix que donnent les marchés financiers à l’heure actuelle dans une incertitude totale.

  • L’avènement des énergies renouvelables et du changement de mode de croissance pour l’Europe, déjà promis à l’issue de la pandémie, est plus que jamais sur la table. Mais les effets seront à plus long terme compte tenu des investissements à réaliser pour y parvenir.

Ce que nous conseillons :


Il faut être conscient que cette situation d'incertitude et de forte nervosité des marchés peut durer plusieurs mois. Il est donc important de prendre du recul, d'être patient et de maintenir le cap des stratégies définies.


La rapidité des mouvements rend toute action souvent trop tardive ou trop précoce. S’il n’est pas agréable de subir une forte baisse de valorisation, il est encore plus dommageable de manquer un rebond. (Au moment d’écrire ces lignes, le CAC entreprend un rebond de + 4,6%).


Il est essentiel de ne pas surréagir : ne pas tout vendre en plein milieu de la tempête, ni investir à foison. Il n’y a aucune visibilité.


La diversification des portefeuilles et le travail des gérants répondent justement à ce type de situation et jouent le rôle d'amortisseur en cas de fortes chutes.


Cette situation incite à faire le dos rond et attendre un signal d’amélioration.

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