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  • Photo du rédacteurMatthieu Herrlich

Quand l’horizon s’assombrit, investir sereinement devient un défi.

Quand l’horizon s’assombrit, investir sereinement devient un défi. Pourtant la prise de recul est indispensable pour détecter les opportunités et changements à l’œuvre.


La diffusion du Covid 19 hors de Chine a marqué un tournant de la crise sanitaire du Coronavirus. Jusqu’alors les marchés financiers avaient été complaisants, convaincus que cette nouvelle infection resterait circonscrite à la zone asiatique.

L’étendue de la crise, aux conséquences sanitaires et économiques totalement incertaines, à l’échelle mondiale a fait basculer les marchés dans l’angoisse. Les places financières internationales ont vécu leur pire semaine depuis la crise des Subprimes de 2008 entre le 24 et le 28 février. L’indice de la peur, qui mesure la volatilité, a bondi tout comme les valeurs refuges.


Le dimanche 8 mars, l’échec de la négociation de l’OPEP avec la Russie sur une baisse concertée de production de Pétrole pour contenir les prix ajoute à la crise financière un impact négatif qui entraine un plongeon des places financières le lundi 09 mars.


Bien prétentieux celui qui s’avance à des prévisions mais il est nécessaire de prendre le recul, de faire le point des informations à disposition et d’anticiper certaines opportunités.


L’analyse des crises financières passées révèlent bien souvent les mêmes mécanismes à l’œuvre. Toutes ont un commun, une fin de cycle, une phase de bulle et un facteur déclencheur que l’on n’attend pas, caractérisé justement par son imprévisibilité. Ces éléments entrainent ensuite une série d’évènements en chaine dont les conséquences peuvent s’avérer plus ou moins dévastatrices.


La crise sanitaire nécessite une réaction de confinement ce qui interrompt les chaines de production. La crise de l’offre se mue en une crise de la demande et favorise le ralentissement puis l’arrêt de l’activité. Les marchés financiers attendent, observent puis paniquent par une vente massive d’actifs effaçant des milliards de valorisation et dégonflant certaines bulles. Ce « sell-off » (vente) massif entraine une crise de liquidité qui a son tour peut générer une crise de solvabilité (cf Lehman Brother). Le risque s’est diffusé dans les rouages du monde financiers comme le virus s’est répandu dans les villes du monde entier.


Toutefois, il convient de conserver son sang-froid et de repérer dès à présent les forces de rappel déjà à l’œuvre pour contrer les effets.


  • L’action de la Chine pour contrer la contagion est sans comparaison et semble porter ces fruits puisque le nombre de nouveaux cas en Chine diminue jour après jour. Si la propagation au reste du monde s’est faite avec un mois de décalage, il semble que le pic de l’épidémie pourrait être atteint courant du mois de Mars. La réaction des marchés à de futures bonnes nouvelles pourrait être tout aussi violente que la baisse.

  • Les banques centrales vont réagir en abaissant le niveau des taux directeurs pour assurer la liquidité. Leur pouvoir étant limitée dans pareille crise de l’offre, les États sont appelés à massivement déployer une aide budgétaire qui pourra prendre la forme d’une aide fiscale ou directe aux secteurs les plus touchées (transports, tourisme).

  • Le niveau de prix des matières premières soutient la reprise et il semble que la consommation soit résiliente. Les populations sondées semblent admettre la surreaction à l’épidémie, ce qui devrait laisser place à une forme de recul associé aux gestes de précaution dans le quotidien.

  • Le monde entier constate plus que jamais sa dépendance manufacturière à la Chine. Cela devrait provoquer une relocalisation de certaines chaines de production. On peut aussi anticiper l’accélération de la robotisation et le développement des industries associées à l’intelligence artificielle.

  • Enfin les réseaux sociaux n’ont pas résisté au partage des photos satellites démontrant l’impact positif de cette réduction d’activité forcée sur l’environnement et la santé.


Plus forte que la guerre commerciale sino-américaine, la crise du Coronavirus pourrait être une formidable prise de conscience générale et entrainer après elle une nouvelle révolution industrielle.


Aujourd’hui les analyses semblent clairement se partager entre deux camps.


Dans ce contexte de fort recul des marchés, certains gérants ont augmenté leur niveau d’exposition aux actions lorsque d’autres ont choisi de couvrir les portefeuilles. Plus qu’une question de timing pour lequel l’incertitude est absolue, c’est une question de valorisation qui entraine ce retour à l’achat.


Dans ce contexte que pouvons-nous faire et vous conseiller ?


La première des règles est de vérifier votre horizon d’investissement. A court terme il y aura des mouvements violents et il peut convenir de sécuriser les avoirs, surtout s’il reste des plus-values de 2019. Au fil des mois précédents nous avons peu à peu augmenté la part de liquidité avec un taux de fonds en euros de 70% sur les portefeuilles. Bien entendu cette position diffère totalement d’un portefeuille à l’autre et d’un client à l’autre.


A moyen et long terme, nous pouvons encourager la sortie progressive de la partie cash des portefeuilles (fonds en euros, fonds monétaires) pour réinvestir en séquence. Le niveau de baisse est attractif et concerne pratiquement tous les secteurs.


L’investissement progressif est la meilleure solution en pareille situation pour optimiser les points d’entrée à lisser dans le temps.


Le réflexe qui consiste à sécuriser tous ses avoirs peut s’avérer contre-productif dans le cas d’une remontée des cours aussi brutale que la chute. Ce phénomène a eu lieu entre octobre 2018 et Mars 2019 (fortes baisses en 2 séquences sur 3 mois puis remontée continue en 3 mois) puis entre mi-Août 2019 et Février 2020.


Si nous pensons le phénomène du Coronavirus comme un phénomène à fort impact mais transitoire, alors les marchés pourraient se reprendre et certains secteurs sont à privilégier.


Dans ce contexte nous allons prendre contact afin de mettre à jour vos positions d’investisseurs, vérifier votre horizon d’investissement et convenir ensemble de la stratégie à mener pour les prochains mois.



Pour AJC Patrimoine

Matthieu Herrlich

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