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LIBRA : On vous dit tout en 5 points sur la monnaie révolutionnaire de Facebook

Dernière mise à jour : 31 juil. 2019

On vous dit tout sur Libra, le projet fou de Crypto-monnaie par FacebookFacebook vient d’annoncer le lancement de sa crypto-monnaie : LIBRA. Libra, qui verra le jour fin 2020, permettra de transférer de l’argent avec Facebook Messenger ou WhatsApp et d’effectuer des achats sur différentes plates-formes. Elle a été mise en place par David Marcus, connu notamment pour avoir dirigé la société de paiement PayPal avec un pool de 28 sociétés à travers le monde.


1. Qu’est-ce qu’une crypto-monnaie ?


C’est une monnaie virtuelle, électronique, non gérée par un Etat ou une banque centrale et qui fonctionne de manière décentralisée par le mécanisme de la Blockchain.Contrairement au Bitcoin, développé en 2009, Libra concernera uniquement les utilisateurs de Facebook et n’a pas pour but de devenir une monnaie pour les échanges internationaux.A ce jour les crypto-monnaies sont des devises parallèles aux devises nationales qui ne remplissent pas les fonctions de réserve de valeur, d’échange inconditionnel, et d’unité de compte. Mais pour combien de temps encore ?


2. Pourquoi Facebook veut créer sa propre monnaie ?


Ce n’est pas un site marchand, alors à quoi cela va servir ? La raison évoquée par Facebook est la rapidité de paiement qu’elle veut mettre en place, aussi facilement que lorsqu’on envoie un message sur Messenger. « Au fil du temps, nous espérons ajouter d’autres services pour les gens et les entreprises, comme payer des factures en appuyant sur un bouton, régler un café en scannant un code, ou prendre les transports en commun sans avoir de liquide ou de titre de transport sur soi », explique Facebook. Selon BFM BUSINESS, Facebook veut ajouter une dimension financière à son site pour accroître son nombre d’utilisateurs. Un utilisateur de Facebook pourra payer son abonnement sur Spotify ou acheter un produit sur Ebay.


3. Comment ça marche ?


« Lorsque la monnaie de Facebook sera lancée, il sera possible d’acheter des libras en ligne avec tout type de devise. Mais aussi en liquide, dans des points de vente physiques. On ne sait pas encore combien coûtera un libra. » d’après le journal Le Monde. Toutes ces opérations pourront se faire dans un premier temps grâce à une filiale et son application de paiement propre que va lancer Facebook : Calibra. Facebook prévoit aussi d’intégrer le versement ou le paiement en libras directement dans ses applications Messenger et WhatsApp.Facebook a décidé de mettre en place une monnaie avec des transactions peu couteuses. De plus, il ne sera pas nécessaire d’avoir un compte bancaire pour effectuer des transactions. C’est tout le but de cette monnaie puisque le réseau social a décidé de viser les pays en voie de développement mais également les femmes. « La moitié des adultes dans le monde n’ont pas de compte bancaire », précise l’entreprise.Calibra a été créé « pour s’assurer que les données sociales et financières soient séparées » et « ne partagera pas d’information sur les comptes, ou d’informations financières, avec Facebook ou avec de tierces parties, sans le consentement de l’utilisateur », assure l’entreprise. « A part dans certains cas limités, évoque toutefois Facebook, pour assurer la sécurité des utilisateurs, nous plier à la loi, ou apporter des fonctionnalités basiques aux utilisateurs de Calibra. »Nous pouvons tout de même nous interroger sur l’éthique de cette monnaie et comment Facebook arrivera à capter encore plus de données personnelles.


4. Quelles conséquences pour le système financier ?


« Si Facebook parvient à installer son libra dès 2020 chez les 2 milliards d’utilisateurs quotidiens, ce sont à terme toute l’industrie financière et l’ordre monétaire traditionnel qui se trouveraient bouleversés. » d’après l’Agefi. En effet, Facebook compte un grand nombre d’utilisateurs mais a également une forte collecte de données. Si les utilisateurs Facebook utilisent cette monnaie, le réseau social pourra également proposer des contrats d’assurance ou de crédit par exemple. Une fois le groupe de Mark Zuckerberg devenu émetteur monétaire et acteur de poids dans le financement des économies, rien ne l’empêcherait d’imposer ses choix aux Etats, ou de mettre sa puissance au service d’intérêts bien particuliers.


5. Les questions à se poser


Il est encore trop tôt pour évaluer les impacts d’un tel projet mais les interrogations s’accumulent :• Quelle volatilité pour cette monnaie au cours variable ?• Comment empêcher l’utilisation de Libra contre le financement du terrorisme et le blanchiment ?• Quel contrôle sur les données privées ? Et comment résistera Libra face au risque de cyber-attaques ?• Enfin Facebook devenu super-Etat ne risque-t-il pas de se faire démanteler ?En effet, la monnaie est une arme économique majeure. Dès lors, deux solutions vont s’imposer :Soit Libra connait un grand succès et elle deviendra la principale crypto-monnaie. Par conséquent, elle servira sans doute de modèle pour les concurrents de Facebook (Apple, Amazon, Microsoft). L’industrie financière et l’ordre mondial se trouveront alors modifiés. Soit la pertinence de ce projet est étouffée par la réglementation des Etats qui y voient une menace majeure sur les équilibres en place.


Sources : Les Echos, le Monde, BFM Business


Préparé par Maeva Laufer pour AJC CONSEIL

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